Ariann photographe

Le monde arrête de tourner – la naissance de bébé Marguerite

Publié le 14 avril 2020

Photographie de naissance en Beauce Je dois d’abord dire que j’ai pleuré. Oui, oui. Comme photographe de naissance, mais surtout comme maman, je me suis sentie tellement interpellée par cette naissance. Laissez-moi vous raconter tout ça.

En ce soir du 13 mars 2020, c’est pratiquement l’apocalypse au Québec. Cette journée-là, on annonçait la fermeture des écoles, garderies et je ne me souviens plus quelles autres mesures de confinement. C’était un peu surréel. Moi, j’étais dans ma bulle. Je ne savais pas que cette journée-là, je photographierais mes dernières images avant un moment. Mais quelles images. Je reçois la nouvelle en après-midi. Les contractions ont commencé. J’étais très énarvée (oui oui, pas énervée, éNARvée! c’est une coche de plus). Je capotais à vrai dire. J’allais photographier un accouchement, en vrai, et celui d’une personne que j’aime énormément. Ça fait un moment qu’on en discutait, sans savoir si je pourrais y être. On en parlait, on rêvait. Vous savez, un accouchement est imprévisible et je me croisais les doigts pour être disponible.

Peut-être que certain trouveront que c’est une drôle de chose à photographier. Laissez-moi vous en glisser un mot. Pas pour vous convaincre, mais plus pour vous illustrer. Chacun son opinion, je respecte fort cela. Une naissance, c’est l’arrivée d’un petit être qu’on a senti grandir pendant neuf mois dans son ventre. On l’attend avec impatience. Mais personne n’est préparé à ce qui va se passer, peu importe combien on s’en fait parler et combien de cours de préparation on suit. Il faut le vivre. Et quand on le vit, c’est tellement intense qu’on en perd parfois des bouts. Ce sont de longues heures et tout ce qui compte souvent, au final, c’est d’avoir notre petit amour dans nos bras. On passe par toute une gamme d’émotions. La photographie de naissance est là pour capturer ces moments vites passée, pour se les remémorer quand ce sera terminé. C’est là pour raconter l’histoire magnifique d’une naissance.

3:00 AM pile poil. On est maintenant le 14 mars. Je me réveille. Aucune idée pourquoi. Je reçois un appel environ 1 minutes plus tard (vraiment un drôle d’adon!). Ça y est. En quelques instants, je suis en direction de l’hôpital. La future maman est en train de recevoir la péridurale. J’entre dans la chambre, avec sa meilleure amie et sa mère, qui l’accompagnait depuis l’après-midi. Tout se passe bien, l’ambiance est calme. Elle se repose. Je suis là, je capture tous ces petits moments. Quelques heures plus tard, les choses se compliquent. On annonce la césarienne. Je connais ce genre d’histoire. À cet instant, j’ai senti toutes les émotions de mon premier accouchement monter en moi. Les larmes coulent sur mes joues. J’ai de la peine pour la maman. Tant que bébé va bien. Je dois revenir un peu plus tard. À mon retour, je monte directement à sa chambre. Je ne sais pas la chance que j’ai à cet instant là. Quelques heures plus tard, en fait, les visites en centres hospitalier sont interdites à cause de la Covid-19. Je ne sais pas à quel moment un photographe pourra alors capturer une naissance dans le futur. Pendant ce temps, nous, on est sous l’exaltation du moment. On rencontre ce petit être tout fragile, une petite fille, une petite beauté. La terre s’est arrêtée de tourner.

Parce qu’une image vaut mille mots, voici l’histoire de la naissance de Marguerite.

PS: Je vous ai mis un petit extra à la fin
PSS: Merci au personnel hospitalier qui ont été d’une gentillesse infinie!

Naissance de bébé Marguerite

Voici, tel que promis. Quelques images de sa bedaine 😉 
Merci ma belle Karen pour ta confiance! xxx

 

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